Imagine…

Traduction Imagine – John Lennon
Imagine qu’il n’y a aucun Paradis,
C’est facile si tu essaies,
Aucun enfer en-dessous de nous,
Au dessus de nous, seulement le ciel,
Imagine tous les gens,
Vivant pour aujourd’hui…
Imagine qu’il n’y a aucun pays,
Ce n’est pas dur à faire,
Aucune cause pour laquelle tuer ou mourir,
Aucune religion non plus,
Imagine tous les gens,
Vivant leurs vies en paix…
Tu peux dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J’espère qu’un jour tu nous rejoindras,
Et que le monde vivra uni
Imagine aucune possession,
Je me demande si tu peux,
Aucun besoin d’avidité ou de faim,
Une fraternité humaine,
Imagine tous les gens,
Partageant tout le monde…
Tu peux dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J’espère qu’un jour tu nous rejoindras,
Et que le monde vivra uni
LA BARBARIE, CET IGNOBLE ACTE NE DOIT PAS ÊTRE RECONDUIT.

LA BARBARIE, CET IGNOBLE ACTE NE DOIT PAS ÊTRE RECONDUIT.

C’est un moment où l’on se souvient de nos moments passés sur les bancs de l’école. C’est aussi une époque où l’on se remémore le souvenir de certains enseignants.
Je n’étais pas un élève assidu, JE N’AIMAIS PAS L’ÉCOLE. Et pourtant aujourd’hui, je me dis que j’ai fait ma plus grosse erreur de ma vie, de ne pas vouloir poursuivre mes études comme mes parents l’auraient souhaité notamment ma mère.
Si mon passage au primaire n’a pas posé d’énormes problèmes, mon passage au collège a été une catastrophe. En effet, j’ai eu beaucoup de mal à respecter les règles de cette institution. Je dois avouer que très tôt, j’étais ce qu’on appelle « un rebelle », je n’avais aucune envie de me plier aux exigences de mes professeurs. J’avais cette impression d’être prisonnier.
Néanmoins, un professeur s’est donné la peine de chercher qui j’étais et ce que je voulais. Pour ne pas le nommer il s’appelait Robert Bouillon. Un homme qui essayait de comprendre les jeunes qu’il avait en classe, un homme de conseils, un homme où l’on comprenait que son métier était un sacerdoce.
Jamais un mot pour nous mettre en difficulté, jamais un châtiment pour nous mettre dans l’embarras.
Par ces façons de faire, c’était un homme que l’on respectait. Il m’avait donné la responsabilité de trésorier de la classe. Je reconnais que d’avoir cette implication me donnait envie de suivre ses cours, d’ailleurs je crois qu’après le sport c’était avec lui que j’avais les meilleures notes. Je tiens à le remercier.
À mon époque, on ne discutait pas sur les punitions ou sur les notes que nos enseignants nous donnaient, et il ne fallait surtout pas se plaindre auprès de nos parents.
Mais, comme je détestais l’école, je voulais gagner de l’argent et plutôt travailler que d’apprendre je n’ai fait que trois ans dans ce collège. J’ai continué en apprentissage et obtenu un CAP de coiffeur hommes (qui ne m’a jamais servi).
Après cette formation, je me suis fait embaucher à l’usine, eh oui ! Je voulais gagner de l’argent.
C’est seulement quelques années plus tard que j’ai compris que le savoir, était la réelle liberté et que l’argent n’était qu’un moyen.
Je me suis marié très jeune, eu deux enfants également très jeunes et moi qui n’aimais pas l’école j’ai fini par adhérer à une association de parents d’élèves, la FCPE. C’est à ce moment où j’ai compris que l’école était un lieu où l’on enseignait pour l’avenir.
Je me suis impliqué dans la vie scolaire de mes enfants, et en étant devenu responsable de l’Union Locale FCPE de ma ville, je me suis rendu compte ce qu’était un enseignant. Ces fonctionnaires que l’on critique souvent, que l’on dit être toujours en vacances. J’ai appris que même en congés les enseignants préparent les cours du trimestre suivant. Que le soir, en rentrant de l’école ou du collège il leur fallait faire les corrections. Que chaque année les programmes changeaient et qu’il fallait se mettre à jour. Que souvent, ils avaient à faire à des parents et à des élèves de mauvaise foi. Même si je reconnais que parfois le professeur peut avoir tort. N’y a-t-il pas de la mauvaise herbe partout ? Dans tous les domaines ?
Dans tous les cas, enseigner aujourd’hui ne doit pas être facile. La société a changé, les enfants sont moins respectueux qu’hier. Les parents imaginent que leurs enfants sont intouchables.
Moi qui n’aimais pas l’école, après avoir été responsable d’une association de parents d’élèves, j’ai pendant un mandat municipal était l’Adjoint au Maire à l’Enseignement de ma ville. Entre la responsabilité de l’association et de mon mandat d’élu j’ai énormément appris sur ce qu’était le métier d’enseignant, à un tel point que j’ai eu envie de m’instruire et de retourner à l’école. J’ai obtenu avec succès à l’âge de 33 ans un BAC plus 4 en économie qui m’a donné d’autres perspectives professionnelles.
Si étant jeune je n’ai pas compris que les professeurs que j’avais, me harcelaient pour mon bien, m’apprenaient des choses qui me serviraient plus tard, à un moment de ma vie je l’ai saisi.
Aujourd’hui, j’ai beaucoup d’amis (es) enseignants (es) et je n’ai pas honte de dire qu’elles et qu’ils m’apprennent encore.
Samuel Paty a été assassiné seulement parce qu’il voulait apprendre à ses élèves que d’être libre était le plus important dans une vie, que de pouvoir dire les choses, de s’exprimer librement étaient une chance.
Oui ! L’instruction fait peur à certains. Que d’être cultivé, libre de penser, fait peur à celles et à ceux qui au nom de tout et de n’importe quoi voudraient nous imposer une société où nous serions des sous-êtres humains.
Samuel Paty ne doit pas être mort pour rien, la barbarie, cet ignoble acte ne doit pas être reconduit.
Aujourd’hui, certains disent qu’il est un héros, d’autres prononcent le mot de martyre, non Samuel Paty est mort en homme courageux qui voulait seulement faire son métier, enseigner la contradiction, ce que doit être la vie de tout un chacun, et s’il a été assassiné c’est parce qu’aujourd’hui celles et ceux qui enseignent, qui soignent, qui font tout pour nous faciliter la vie ne sont pas ou plus respectés.
Nous en sommes toutes et tous responsables. En effet, l’important n’est pas la couleur de peau, la langue parlée, la religion pratiquée ; l’important est de se respecter mutuellement et de se considérer comme des êtres humains.